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boys be

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L'arrivée du printemps fait naître bien des espoirs chez Kyôichi, Makoto et Kenjô, notamment celui de trouver enfin l'amour, le vrai. Mais les choses ne sont pas si simples, et les trois lycéens ont bien du mal à parvenir à leurs fins. Kyôichi peine à avouer ses sentiments à son amie d'enfance Chiharu, Makoto redouble de maladresse avec chaque nouvelle fille qu'il rencontre et Kenjô semble vivre sur une autre planète. Du côté des filles, la situation n'est guère meilleure et Chiharu, Aki et Yumi supportent mal leur solitude...

Le thème des premiers émois amoureux, abordé du point de vue de trois garçons mal dans leur peau, est au centre de ces cinq premiers épisodes de Boys Be.... Sujet mille fois rebattu s'il en est, auquel la série tente de donner un semblant de fraîcheur. La première déception provient des personnages eux-mêmes, à la fois trop stéréotypés pour paraître réalistes, et trop ternes pour faire rêver ne serait-ce qu'un peu. Premier à entrer en scène, le personnage de Kyôichi colle au profil type de ces héros de mangas et d'animes shônen, celui d'un adolescent moyen en tout, désespérément introverti au point d'en paraître insignifiant, et bien sûr secrètement amoureux d'une belle fille qui l'ignore (injustement, cela va sans dire). Personnage prévisible et sans grand relief, Kyôichi ne suscite malgré tout aucune animosité, ce qui n'est pas toujours le cas de son ami Makoto, caricature vue et revue (et re-revue) de la figure de l'ado obsédé tel qu'en pondent à la chaîne les auteurs de mangas shônen, avec tout l'attirail de gags lourdingues que cela implique et qui se répètent à l'identique de série en série. L'épisode 2, Redonner le sourire à un ange, tente certes de le rendre un peu crédible en lui prêtant une personnalité plus nuancée, mais ces efforts sont réduits à néant dès l'épisode suivant. Kenjô, le sportif bêta, nous est introduit de manière un peu plus fantaisiste à travers l'épisode 3, Le baiser, même si sa personnalité reste encore obscure. Les personnages féminins ne sont pas mieux lotis sur ce plan, régulièrement réduits à de simples paires de fesses ou de seins (les eyecatch live ringards de milieu d'épisode en rajoutent encore une couche) sans que leur caractère ne soit clairement défini, à l'exception de Aki, sur laquelle s'attarde l'épisode 4, Tous les sourires du monde n'y changeront rien. On subodore donc que Chiharu et Yumi auront droit au même traitement par la suite.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 07:13

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